( 2 mai, 2007 )

Bienvenu dans le monde de du théâtre d’improvisation

Voici un blog qui va vous présenter un univers particulier, méconnu du grand public et qui s’insère pourtant directement dans le cadre des arts du spectacle, l’univers du Jeu de Rôle Grandeur Nature.

L’expérience que j’ai vécu au cour du mois de mars 2007 décrit les meilleurs aspects que l’ont peut trouver dans le cadre de spectacles vivants de ce type là.

Ce blog expliquera dans un premier temps ce qu’est le jeu de rôle grandeur nature, puis rentrera dans les détails du travail fourni pour la représentation du 17 mars 2007 et enfin, donnera certaines explications sur l’art et la manière d’améliorer l’exploitation d’un projet comme celui ci.

Bienvenu dans le monde du théâtre d’improvisation

( 21 mai, 2007 )

les difficultés liées à l’organisation d’un GN

Un jeu de rôle grandeur nature, pour être de qualité, nécessite une véritable logistique et un financement conséquent.

Les premières difficultés lorsque l’on veut en organiser un, viendront du choix du lieu, de l’argent que l’on peut réunir pour le financer et du matériel que l’on réussira à rassembler.

Ensuite, le nombre de réservations des places déterminera si oui ou non il doit être reporté ou dans le pire des cas, annulé. Comme pour tout spectacle, c’est un moment angoissant, et souvent, pour assurer la venue du public, une association naissante a tout intérêt à se mettre sous l’aile d’une association plus connue qui la parraine et lui prête sa notoriété.

Pour ce qui est des financements, c’est toujours très difficile. Bien sûr il y a les cotisations annuelles des membres de l’association et un petit soutien de la municipalité, mais la plupart du temps, et en toute logique, la ville d’où vient l’association porteuse du projet refuse de subventionner l’association du fait que les spectacles se montent presque à chaque fois dans d’autres communes. Un lieu prestigieux et correspondant au décor souhaité ne se trouve pas toujours près de notre lieu de résidence et souvent les municipalités d’accueil refusent elles aussi de participer financièrement, chacune selon leurs arguments mais en général parce qu’elles n’ont pas les moyens de « gaspiller » leur budget pour de tel « étranges » spectacles. 

Les frais de participations des joueurs sont alors décidés en fonction du coût de location du site, de l’hébergement, du ou des repas, et de la cotisation d’inscription à l’association. Nous ne faisons jamais de bénéfice, mais il arrive (pas souvent) que le trésor soit gonflé d’un petit bonus qui permet de voir un peu plus sereinement l’avenir.

Il arrive aussi que des entreprises privées et locales sponsorisent l’évènement, par des dons d’argent, un prêt de matériel, une exonération dans la location de diverses choses, bref, ce sont des coups de pouces et de chance qui nous sont offert.

A titre d’exemple, Leroy Merlin nous a fait don de toutes les peintures invendues qui partaient à la benne, et une boulangerie locale nous a offert tout le pain dont nous avions besoin… par exemple parmi tant d’autre.

Heureusement, il existe une fédération nationale appelée la FédéGN, qui encadre plus ou moins les manifestations de jeux de rôle grandeur nature. Leur soutien tient en plusieurs points, mais nous garderons principalement un partenariat avec Hertz pour la location à bas prix de camion, et des frais annuels minimum pour des questions d’assurances.

Cela fait des années que les GN existent et le temps passant, leur qualité s’améliore grâce aux expérience, et à la maturité des participants. Il est très agréable de travailler avec des gens qui maîtrise mieux un sujet que nous même, on peut ainsi apprendre et avancer.

Mais cet univers bien particulier manque cruellement de « techniciens » du monde du spectacle, aguerris à l’exploitation de spectacles. Les bénévoles qui travaillent sur ces projets sont compétents et disponibles mais la qualité d’une représentation gagnerait à avoir quelques professionnels. Ceci entraînant cela, nous ne verrons ce genre de chose arriver que lorsque les associations seront en mesure de salarier leurs professionnels, ce qui n’est pas prêt d’arriver.

En parallèle, cela désanchanterait probablement les hommes et les femmes qui donnent tant d’énergie et d’enthousiasme pour monter, bénévolement, un jeu de rôle grandeur nature.

Dans les années à venir, les médias aideront peut être à faire parler un peu plus de nous, pour le meilleur comme pour le pire, et il se peut que le monde du spectacle s’intéresse de plus près à cet étrange phénomène qui conduit des gens à se costumer l’espace de quelques jours et à endosser la peau d’un autre personnage.

( 20 mai, 2007 )

Galerie des photos

costumes des joueurscostumes des joueurscostumes des joueurscostumes des joueurslaboratoirelaboratoiremontage basiliquemontage bibliothèquemontage bibliothèquemontage cadavre du roimontage caverne du monstremontage caverne du monstremontage bureau du chanoinecaverne du monstrecaverne du monstrebureau du chanoinebureau du chanoinevers le fond des grottesextérieur du sitemontage de la brasseriemontage de la brasseriemontage de la brasseriegrottes0041.jpgvue des grottesvue des grottesvue des grottesvue des grottes

( 20 mai, 2007 )

Quel intérêt pour le Jeu de Rôle Grandeur Nature???

C’est ici que prennent tout leur sens dix années de pratiques du jeu de rôles et près de cinq années à travailler dans l’univers du spectacle vivant en général.

Un petit peu de mon histoire :

 J’ai commencé à pratiquer l’art du Jeu de Rôle aux alentours de mes 14 ans, et déjà, à l’époque, ne sachant pas que ça existait déjà, je voulait faire de mon métier quelque chose qui ressemblait à monter des spectacles (certains diront des jeux et ça reste vrai) dans lesquels les participants vivraient réellement leur aventures.

Depuis, tout a mûri et s’est bien dessiné dans ma perspective professionnelle, et je reste et demeure convaincu , malgré les énormes difficultés inhérentes au salaire que l’ont peu en tirer, que cela est possible.

Depuis mon arrivée en fac, j’ai eu la chance extraordinaire d’être prit par la main par une de mes amies pour venir travailler dans le monde de la décoration dans le cadre de festivals. C’est à dater de ce jour que ma vie a changé. J’ai vu, entendu et appris des tas de choses, bonnes ou mauvaises, fait des rencontres professionnelles, et le désir de continuer dans cette voie s’est pérennisé.

C’est en travaillant aux côtés d’associations de gens sur-motivés que j’ai compris que tout était possible en matière de jeux de rôle grandeur nature. mes collègues ont toujours été mes aînés, en âge, en compétences et en expériences. C’est aussi pour cela que j’aime pratiquer et apprendre à leurs côtés (je n’aime pas particulièrement  enseigner aux autres et je n’ai pas la fibre pédagogue).

Pourquoi un tel attrait pour le GN?

Selon moi, et presque uniquement selon moi, le GN est une oeuvre d’art total, au sens wagnérien du terme. Je dis selon moi, car tous les hommes et femmes de théâtre, de cinéma, de peinture ou du monde de l’art en général, n’ont fait que me démonter et me rire au nez quand je pouvais parler de cet étrange phénomène de spectacle et de société. Parce que ce n’est qu’un « jeu », ce n’est pas de l’art, peut être une forme de spectacle nuancé ou quelque chose de dangereux (ai-je entendu dans le pire des cas).

Pourquoi de l’art total?

En suivant l’esprit de Wagner, le GN rassemble toutes les formes d’art canoniques et les autres parfois dépréciées.

Je m’explique, ou plutôt j’illustre par une énumération non exhaustive les corps de métier représentés:

 on peut trouver des scénaristes, des décorateurs, des accessoiristes, des peintres, des charpentiers, des cinéastes, des metteurs en scène, des maquilleurs, des costumiers, des éclairagistes, des sonorisateurs, des forgerons….et j’en passe sans couvrir la moitié des métiers inhérents au monde du spectacle.

Un jeu peut employer une telle logistique que ça peut rappeler l’univers du cinéma, des festivals ou du théâtre, et de théâtre, nous en parlons justement! le jeu de rôle grandeur nature est à mes yeux la forme de théâtre d’improvisation la plus aboutie. Très difficile à tenir sur la longueur(quand il s’agit de jeux durant deux ou trois jours) mais qui paye véritablement quand tous se soutiennent et aident les autres participants à revenir dans leur rôle et à se solliciter mutuellement.

Voici les raisons qui m’ont poussé à profiter de l’opportunité que le cours d’Intendance du spectacle m’offrait pour effectuer mon stage dans ce cadre peu connu des gens du spectacle et des enseignants en fac notamment. Travailler dans cet univers de spectacle un peu en marge est ma vocation et je vais tâcher de vous faire comprendre ce que j’ai vécu durant ces mois de travail et ces deux jours de spectacle.

 

 Pour Commencer…

Au cours du printemps 2006, l’association Par Delà Le Seuil, association qui vise à promouvoir la culture de l’imaginaire via le théâtre d’improvisation dit jeu de rôle grandeur nature, m’a contacté pour les aider à organiser la troisième édition d’un spectacle commencé cinq ans plus tôt.

Mon rôle était de les aider dans la logistique, dans la création des décors et dans la régie générale.

Cette association compte plus de 20 membres actifs, tous bénévoles, et leur travail est reconnu dans une bonne partie de la France, même si la plupart des participants aux évènements viennent souvent de la région Bretagne.

Pour une association, il est toujours important de pouvoir continuer et achever un travail qui lui tient à coeur et qui s’inscrit dans la durée. Connaissant la qualité des prestations de ces personnes, je n’ai pas hésité une seconde et c’est ainsi qu’à débuté l’aventure du projet « Ages Sombres : Requiem », titre du spectacle qui avait pour date butoir les 17 et 18 mars 2007.

Le troisième volet d’une tétralogie…

« Les Ages Sombres : Requiem » était le troisième volet d’une tétralogie commencé en 2002. A peu près chaque année, un nouveau scénario faisait avancer l’histoire générale et certains participants de la première année revenaient, plus que satisfait des moments qu’ils avaient passé au cours du jeu.

Pour cette édition, les membres de l’association ont mis le paquet, jouant particulièrement sur la carte du Relation-Public et de l’encadrement des joueurs dans un soucis de faire profiter pleinement chacun du scénario, de l’ambiance, et du lieu prestigieux où se déroulait l’action.

Cette année l’histoire avait pour cadre l’irlande du Vième siècle dans le contexte des chevaliers de la table ronde, dix ans avant la naissance d’Arthur, période communément appelée les âges sombres, d’où le nom du spectacle. Le lieu était le vaste réseau de cavernes de Doué la Fontaine dans le Maine et Loire que l’on nomme aussi les grottes cathédrales, d’impressionnantes carrières qui servaient jusqu’au début du XXième siècle à extraire le falin, une pierre utilisée autrefois pour la confection ce sarcophages et de cercueils. Ces grottes simuleraient un endroit que les chrétiens ont investis pour en faire un lieu de culte, un monastère, et dont ils profitent sans savoir que des horreurs antiques sont enfouies au plus profonds de ses cavernes.                                                              

Comme pour tout spectacle, nous ne disposions que de peu de temps pour le montage et tout devait aller très vite. Le travail commença sur le terrain le vendredi matin, notre public arrivait le samedi en fin de matinée, le jeu commençait vers 13h pour finir le lendemain à midi. Enfin, le dimanche soir, nous devions tout démonter pour faire place nette aux touristes et aux scolaires qui venaient visiter le site.

Nous avons tout de même réussit à finir dans les temps, et même en avance, ce qui fut une première pour moi en ce sens où pour d’autres type d’évenementiel, les équipes avec lesquelles j’ai collaboré finissaient toujours en retard ou in extremis le montage, la lumière, le son et la déco n’étant jamais parfaitement calé. Il faut dire aussi que nous ne disposions pas, ni n’avions besoin non plus de tout le matériel que requiert un festival ou un concert

Le Montage…

Nous avons travaillé pendant plusieurs mois pour peaufiner le scénario, élaborer un plan de travail et concevoir les accessoires et les élément du décor pour enfin être prêt le jeudi 15 mars au soir.Les véhicules étaient chargé avec tout le matériel et dès notre arrivée sur le site, vers 9h00, nous pouvions commencer. Nous n’avons pas eu de difficultés particulière pour monter les différents lieux dans lesquels évolueraient les joueurs, mais il fallait être pointilleux et rapides.Nous devions monter:

un laboratoire d’alchimiste, une basilique où viendrait prier les fidèles, un bureau pour l’abbé du monastère, une brasserie, quatre salles pour recevoir les personnages des quatre royaume d’irlande, une caverne où vivait un terrible monstre, une allée/passage vers le royaume des êtres-fées, différentes tombes, un cimetière, et organiser la salle du banquet.

Connaissant tous le scénario et les enjeux des différents lieux, tout est allé très vite.

Vu d’ici, pour un néophyte, tout cela peut paraitre bizarre ou ridicule, et ne rien à voir avec le monde de l’évenementiel et pourrait ressembler à l’organisation d’une fête entres amis, mais la dimension spectaculaire du projet n’apparait que lorsque les joueurs arrivent avec leur costume. Le côté « reconstitution historique » se révèle alors et le spectacle peut commencer.

Le vendredi soir, nous en étions aux derniers préparatifs concernant les petits accessoires et le travail de lumière et son. En parallèle, certains s’exerçaient dans les grottes à titre d’ultime répétition, en costume ou pas pour se familiariser avec les lieux.

A vrai dire, nous n’avons eu qu’un seul véritable problème, et de taille! Une heure avant le début du jeu, à peu près vers midi le samedi, les plombs avaient sauté et nous ne pouvions rien faire dans l’armoire électrique sans l’accord et surtout la présence du responsable EDF de Doué la Fontaine (c’est une toute petite ville et il ne travaillait pas le samedi). Je ne saurais dire comment, mais après deux heures de jeu, notre électricien, Armel Mansart, que nous saluons et remercions grandement, a réussit à sauver la situation et à rétablir le courant, éclairant et sonorisant ainsi toutes les grottes. Sans lui, des mois d’efforts et quelques milliers d’euros seraient tombés à l’eau.

Ce qui nous a le plus surpris avec cette panne de courant, c’est que les joueurs, loin d’être contrariés par le problème, avaient apprécié d’être ainsi plongé dans l’obscurité et de ressentir la peur qu’à chaque recoin noir, un ennemi ou un assassin pouvait surgir. En fait,ils ont même cru que c’était fait exprès.

J’ai rarement eu l’occasion d’effectuer un montage si rapide et si bien organiser. A coté de cela, je reconnais que nous ne dépendions pas d’agents extérieur pour la livraison de matériel ou de véhicules. Ne pas devoir attendre les services de la ville ou de techniciens aura facilité notre travail.

 

Le jeu en lui même…

 

Tout s’est bien passé!

Ils étaient 60 participants et attendaient cette édition avec impatience, certains depuis deux ans déjà.

Nous avions à faire en général avec ce qu’on appelle de vieux rôlistes, des gens qui pratiquent cette activité depuis dix ou quinze ans pour les plus anciens, et qui savent comment improviser leurs interactions sans trop de problèmes. Nous avions aussi eu le plaisir d’acceuillir de nouveaux joueurs dont c’était le premier GN et qui, au vu de la qualité de notre jeu, son organisation, son encadrement et son accueil, furent ravis et ont le désir de revenir et de recommencer. 

Nous avons tenu sur la longueur(24h de jeu à improviser des dialogues sans quitter le rôle est épuisant), principalement grâce à l’enthousiasme des participants et à la dynamique qui entourait les organisateurs.

Un point très positif que tous retiendront:

la qualité du repas!

Non seulement nous avons bien mangé (cela aura pesé dans la balance de l’accueil et de la satisfaction) mais tous sont resté dans leur rôle, il n’y aura pas eu d’interruption. Il faut savoir que trop souvent, à l’heure du repas durant un GN, les participants voit cela comme un moment de relâche et se mettent à parler de leur vrai vie et à quitter leur rôle. Ici, ce ne fut pas le cas, d’autant plus que nous avions prévu certaines interactions nécessaires au bon déroulement du scénario, comme une joute verbale entre les prétendant au trône, un concours de poésie pour les troubadours et un concert de musique traditionnelle, interprété avec brio par notre musicien breton.

Les intrigues furent dénouées au fur et à mesure du jeu et le dimanche midi, l’apogée du spectacle vit l’apparition d’une licorne suivit d’un satyre, d’une dryade et d’une fée (ce sont des créatures mythologique). Ces apparitions dans des costumes extraordinaires, marchant au milieu de nuages de fumée et le cortège qui s’en suivit fut salué par les applaudissement des joueurs  une belle chevauchée à l’extérieur du site.

Je passe les détails des autres apparitions comme celle d’un fantôme ou de monstres antiques au profit de la dernière car elle marquera les esprits des joueurs pour un long moment.

Il est difficile de décrire et d’exprimer de telles apparitions à quelqu’un qui connait mal cet univers et qui n’a pas été présent lors de ce week end, mais les applaudissements des participants est une chose assez rare en général, à la fin d’un GN. Ce fut pour nous la meilleure des récompenses après ces mois de travail.

La grande tristesse fut le moment du démontage, où, comme à chaque fois que j’ai travaillé sur un spectacle, j’ai un petit pincement au coeur, un genre de blues qui nous indique que c’est finit et qu’il faut tout ranger et partir.

C’est la dure loi lorsque l’on se fait plaisir, mais cela encourage aussi à recommencer et à faire mieux pour la fois suivante.

( 4 mai, 2007 )

Qu’est ce que le jeu de rôle?

Les jeux de rôles sont des jeux qui font appel à la crétivité et à l’imagination. Ils ont été décrits de bien des manières différentes au fil des années mais, fondamentalement, ces jeux répondent à la question suivante: Ne serait-il pas amusant d’être le héros d’un livre ou d’un film? Nous avons tous lu des livres et vu des films mais aussi divertissant soient-ils, ils restent une forme passive de distraction. Les jeux de rôles permettent de distraire autrui tout en vous amusant. Comment s’y prend t-on? C’est gentil d’avoir posé la question!

Dans un jeu de rôle, vous avez l’occasion d’incarner un personnage. Vous créez votre alter ego, un individu fictif comme les héros dont vous avez lu les aventures ou que vous avez vu dans les films. Avec vos amis, vous incarnez votre personnage et jouez leurs aventures. Au lieu de vivre l’histoire, c’est vous qui la racontez. Au lieu d’assister l’action, c’est vous qui la vivez.

C’est un jeu, rien de moins, mais énormément plus. Sans rentrer dans les détails, disons que comme pour tous les jeux, il y a des règles, un cadre, et le maître de jeu (une sorte de metteur en scène) narre l’histoire dans laquelle les joueurs interviendront.

( 4 mai, 2007 )

Que sont le Jeu de Rôle Grandeur Nature et ses dérivés?

Jeu de Rôle Grandeur Nature (GN)

Le Jeu de Rôle Grandeur Nature est un jeu dans lequel les joueurs incarnent physiquement un personnage sur une durée et dans un espace reservés à l’usage du jeu. Chaque joueur vit réellement une aventure en interpretant, libre de ses choix, son alter ego dont il connait le passé, les motivations et la psychologie. Les actions du personnages (du moins celles qui sont réalisables sans danger) sont réalisées réellement et physiquement par le joueur (les autres peuvent faire appel à des règles de simulation). Le déroulement du jeu est à percevoir comme une tranche de vie réaliste et cohérente des personnages impliqués. L’organisation d’un GN se fait généralement et, c’est plus que souhaitable, sous couvert d’une association. Un GN est encore appelé parfois, mais de plus en plus rarement, « semi-réel » dans le sud de la France, ou bien plus souvent « Live » en Belgique.

Murder Party

Jeu de Roles Grandeur Nature policier, généralement centré autour d’un meurtre. A l’usage et du fait de la diversification des scénarios, Murder Party désigne aujourd’hui, pour le plus grand nombre de pratiquants, un GN de petite taille (souvent moins d’une trentaine de personnes). Se dit également de jeux se déroulant devant les joueurs leur proposant de résoudre une enquête, sans pour autant qu’ils en soient les acteurs, mais cette forme de jeu a pratiquement disparu en dehors de certaines prestations d’animations commerciales pour des publics extérieurs à l’activité.

Huis clos

Désigne les Jeux de Roles Grandeur Nature d’un faible nombre de participants, demandant une logistique réduite, pouvant se jouer facilement dans un salon, un appartement. L’expression est encore peu répandue au profit généralement de Murder Party.

Soirée Enquête (SE)

Produit commercial proposé autrefois par SPSR puis Asmodée, construit sur un certain format qui se veut facilement accessible : un maximum de 10 joueurs, une logistique très faible (un salon suffit), un scénario réduit au strict minimum, des règles de simulations (Points d’Action) pour l’obtention d’indices papier, simples mais peu réalistes. Par extension, Soirée Enquête est utilisé pour désigner les scénarios copiant à l’identique ce format particulier.

Organisateur

Personne qui prend part à l’organisation logistique ou scénaristique d’un Jeu de Role Grandeur Nature et assume la responsabilité de la manifestation. Un organisateur connaît le scénario du jeu qu’il met en place. Il pourra selon sa disponibilité et les besoins du scénario, interpréter (ou non) un ou plusieurs Personnages Non-Joueurs. Un organisateur qui prend une part assez faible dans l’organisation mais incarnera un ou plusieurs PNJ durant le jeu est à l’usage, plus souvent appelé PNJ.

Joueur

Se dit des participants auxquels est destiné le jeu. Un joueur est là pour vivre pleinement et totalement librement le jeu qui est mis en place. Il ignore tout du scénario, ne sait de l’univers du jeu pas plus que ce que sait son propre personnage. Il agit librement mais en respectant la psychologie de son alter ego, cherchant à résoudre les problématiques qu’il va vivre au mieux des intérets de celui qu’il incarne.

PJ (abréviation de Personnage-Joueur)

Se dit du personnage incarné par un joueur. Par extension et abus de langage, se dit aussi du joueur lui-même. Ex : Le marquis Jacques de Bourges est un PJ incarné par Thierry, le joueur

PNJ (abréviation de Personnage Non-Joueur)

Se dit d’un personnage incarné par un organisateur ou un complice des organisateurs renonçant à la liberté d’action du joueur et se mettant au service du jeu. Une même personne peut, durant le jeu, interpréter à travers différentes apparences, plusieurs PNJs. Par extension et abus de langage, se dit aussi de la personne elle-même. Un PNJ peut être affiché plus ou moins ouvertement ou dissimulé aux yeux des joueurs. Ex : Le Baron de la Valière est un PNJ incarné par Thomas, l’un des organisateurs. Mais Thomas changera de costume pour interpréter durant quelques minutes un autre PNJ, le Capitaine Saint-Marc. Un PNJ peut être affiché plus ou moins ouvertement ou dissimulé aux yeux des joueurs (on pourra parler en ce cas de PNJ infiltré, d’espion, de taupe, de sous-marin,…)

Evénementiels

Evénements préparés, ponctuant le déroulement du jeu, destinés à faire rebondir l’action et à faire avancer le scénario. Généralement prévu par le scénario, un événementiel est constitué d’éléments extérieurs aux joueurs (effets techniques, PNJs,…), quand bien même leurs actions peuvent en être l’élément déclencheur.

PA (abréviation de Point d’Action)

Règle de simulation archi-simple mais au demeurant peu réaliste et limitant le niveau du jeu, utilisée dans les Soirées Enquêtes proposées par SPSR puis Asmodée pour régir l’obtention ou l’échange d’informations entre joueurs.

Indices

Eléments matériels ou immatériels contenant des informations en rapport aux intrigues du scénario. Souvent utilisés comme unique source de jeu dans les scénarios aux mécaniques les plus simplistes comme les Soirées Enquêtes.

Fiche (feuille) de personnage

Ensemble des instructions fournies à un joueur pour qu’il puisse entrer dans la peau de son personnage en parfaite adéquation avec celui-ci. Elle contient notamment tout ce que sait le personnage de son univers, de son entourage, de son passé, de sa psychologie, et se garde bien de mentionner tout ce qui n’est pas à sa connaissance.

PAF (Participation Aux Frais)

Participation couvrant les frais liés à l’organisation du jeu.

Roleplay

Art d’agir en accord avec son personnage, ses intentions, sa psychologie, ses manières. Synonyme de « Jeu d’acteur », se dit de la crédibilité apportée au personnage dans son comportement théatral.

Règles

Système de simulation permettant de gérer des actions non réalisables physiquement (car virtuelles, fantaisistes, dangereuses,…). Un système de règle peut être de totalement absent à conséquent, en fonction des besoins en simulation du jeu. (Exemples : un système de simulation à base de Points d’Action peut permettre de fouiller virtuellement des lieux non representés. Un système de Point de Vie peut permettre de gérer des blessures. etc. ).

Scénario

Description de l’ensemble du contexte, des trames, des intrigues, des personnages (joueurs et non-joueurs), des évenementiels, des documents qui feront l’objet du jeu. Il est connu des organisateurs seulement.

Scénariste

Auteur ou co-auteur d’un scénario

Hors-jeu

Se dit d’un élément (lieu, action, objet, personne, dialogue…) qui n’existe pas pour les personnages et ne fait donc pas partie du jeu et de son univers, mais qui existe réellement aux yeux des joueurs. (Se dit généralement « Time-out » en Belgique)

En-Jeu

Se dit d’un élément (lieu, action, objet, personne, dialogue…) qui existe dans l’univers du jeu, donc au regard des personnages joués. (Se dit généralement « Time-in » en Belgique)

Campagne

Se dit d’une succession de GN dont l’histoire est la continuité des jeux précédents. Il est alors généralement possible pour une partie ou l’ensemble des joueurs d’interpréter le même personnage pour vivre la suite de ses aventures. (C’est rarement le cas dans le cadre d’une murder party).

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